Carlo Petrini sera présent au rassemblement CONTRE LE PROJET DE FAST-FOOD MC DO GÉANT DANS LA RUE MONTORGUEIL, LE JEUDI 28 JANVIER À 18H À PARIS

27/01/2016

Carlo Petrini, président et fondateur de Slow Food, en visite à Paris à l’occasion de la présentation de son nouveau livre Libérez le goût (Editions Libre & Solidaire), a adhéré à l’appel du Collectif “Quartier sans Mac Do” qui se bat depuis 6 ans contre un projet de fast-food géant McDonald´s dans la rue piétonne Montorgueil (Paris 2ème), et sera présent au rassemblement aux côtés de José Bové, député européen et pourfendeur résolu de la malbouffe industrielle.

Slow Food, rappelons-le, est née en Italie il y a exactement trente ans, suite aux protestations de nombreuses personnalités du monde intellectuel contre l’ouverture d’un McDo sur la piazza di Spagna à Rome. En se rendant rue Montorgueil, Carlo Petrini veut attirer l’attention sur le modèle alimentaire global, qui a industrialisé l’agriculture, la transformation et la vente, et endommagé l’environnement, la santé et la culture gastronomique de plusieurs générations.

Le rendez-vous est jeudi 28 janvier à 18h devant le magasin BRIGHTON, à la sortie du métro Sentier.

Slow Food soutient inconditionnellement les arguments du Collectif “Quartier sans Mac Do” :

POURQUOI IL FAUT BLOQUER LE PROJET DE FAST-FOOD GÉANT :

– Prévu sur trois étages avec 160 places assises, le fast-food McDonald´s serait situé en face d’une école maternelle et primaire et à moins de 300 mètres de 6 établissements scolaires. Or de nombreuses études scientifiques ont montré un lien étroit entre l’obésité chez les élèves et la proximité d’un fast-food. Le fast-food géant menace la santé des enfants et des adolescents du quartier.

– A un emplacement symbolique de la rue-marché Montorgueil, le fast-food géant menacerait directement la diversité commerciale d’un des quartiers les plus typiques du Vieux Paris, héritier de l’histoire des anciennes Halles. Avec le renchérissement des loyers commerciaux, les petits commerces indépendants y sont fragilisés par la puissance financière des grandes chaînes de restauration et de distribution. L’implantation d’un fast-food surdimensionné accélérait une banalisation commerciale jusqu’à présent relativement contenue. Ce projet n’est pas seulement néfaste pour le quartier Sentier-Montorgueil, c’est aussi un véritable symbole de ce que nous refusons pour notre ville.

– le projet de McDonalds est bloqué depuis six ans par la mobilisation de tout un quartier et par l’attitude courageuse des élus du 2ème arrondissement, toutes tendances politiques confondues, et de la Mairie de Paris, qui a refusé deux fois le permis de construire demandé par la multinationale avec le soutien de tous les groupes du Conseil de Paris. Mais McDonald´s a une nouvelle fois attaqué en justice la Ville de Paris en août 2015 et entend la faire condamner. De la part d’une entreprise qui profite de la faiblesse économique des étudiants pour les faire travailler à bas coût et qui est sous le coup de plusieurs plaintes pour blanchiment de fraude fiscale et pratiques anti-concurrentielles, c’est indigne. Aller au tribunal pour forcer la main de la représentation politique de la population parisienne, voilà qui en dit long sur les pseudo-valeurs de cette chaîne mondiale de restauration industrielle bas de gamme, nourrie aux pesticides, destructrice de l’emploi des petits commerces et restaurateurs, et qui refuse de payer en France les impôts qu’elle doit.

McDo a déjà reculé plusieurs fois à Paris et dans plusieurs villes de France. Dans le 4ème arrondissement, à Montparnasse, sur l’île d’Oléron, les mobilisations locales ont gagné. Notre combat n’est pas égoïste mais exemplaire. Nous pouvons le gagner en étant tous ensemble.