Je trouve ce mouvement très honorable et intéressant l’esprit qui l’anime, notamment par la désignation du problème de la complexité qui le sous-tend (cf. Edgar Morin).
Cependant,je m’interroge: n’est-ce pas une démarche qui concerne des gens déjà au moins relativement nantis? Manger « bon, propre et juste » n’est-il pas un précepte que les plus pauvres ne peuvent s’offrir, eux qui ne peuvent tout simplement pas manger à leur faim? Les membres de ce mouvement savent mieux que moi combien coûte ce « luxe » de pouvoir s’offrir une telle nourriture.
Tout cela pour dire que Slow food, pour respectable qu’en soit la vocation, me paraît requérir une articulation avec le politique, c’est-à-dire avec les options fondamentales qui doivent gouverner et animer une communanté humaine,à savoir ses priorités, mais aussi ses dilemmes et les compromis qu’entraîne l’action à ce niveau. Sous cet angle, que Slow food s’allie avec Humble reality, voilà mon souhait pour ce sympathique mouvement.
Je trouve ce mouvement très honorable et intéressant l’esprit qui l’anime, notamment par la désignation du problème de la complexité qui le sous-tend (cf. Edgar Morin).
Cependant,je m’interroge: n’est-ce pas une démarche qui concerne des gens déjà au moins relativement nantis? Manger « bon, propre et juste » n’est-il pas un précepte que les plus pauvres ne peuvent s’offrir, eux qui ne peuvent tout simplement pas manger à leur faim? Les membres de ce mouvement savent mieux que moi combien coûte ce « luxe » de pouvoir s’offrir une telle nourriture.
Tout cela pour dire que Slow food, pour respectable qu’en soit la vocation, me paraît requérir une articulation avec le politique, c’est-à-dire avec les options fondamentales qui doivent gouverner et animer une communanté humaine,à savoir ses priorités, mais aussi ses dilemmes et les compromis qu’entraîne l’action à ce niveau. Sous cet angle, que Slow food s’allie avec Humble reality, voilà mon souhait pour ce sympathique mouvement.