Dans une salle du centre de formation du parc naturel du Maharashtra, on croise des informaticiens, des avocats, des médecins, des étudiants, des personnes âgées et des adolescents boutonneux. Pour eux, Preeti Patil est une célébrité.
Ils ont tous lu comment cette femme, responsable de la restauration au sein de l’administration portuaire de Bombay, a galvanisé son service en transformant la terrasse de 280 mètres carrés jouxtant la cantine en une “forêt” luxuriante. Ils sont sidérés d’apprendre que son potager recycle les 20 kilos de déchets produits quotidiennement par la cuisine de la cantine. Et qu’elle y récolte des légumes incroyablement savoureux, parmi lesquels des épinards, des gombos, des aubergines et des tomates cerises, que les salariés mangent souvent crus et, bien sûr, des fruits comme les goyaves, les pommes cannelle, les mangues, les bananes et même les noix de coco d’un gigantesque palmier planté contre le mur de la terrasse. Ils ont renoncé à leur repos dominical pour apprendre à devenir des cultivateurs urbains.
Dans le monde entier, les citadins ont recours aux fermes urbaines en période de crise. Au lendemain des deux guerres mondiales, des jardins de la victoire ont fait leur apparition dans les zones urbaines britanniques, américaines, canadiennes et allemandes pour renforcer la sécurité alimentaire. Comme le soulignent Preeti et d’autres membres du mouvement d’agriculture urbaine, l’Inde est elle aussi au bord d’une crise. Pour nourrir une population citadine en plein essor, ils empiétent de plus en plus sur les zones péri-urbaines, qui satisfont la majeure partie des besoins alimentaires. Dans l’avenir, les denrées vont être transportées sur de plus longues distances encore, ce qui va accroître l’empreinte carbone. Avec l’accroissement de la demande, il faudra également payer plus cher les légumes et les fruits.
Pour faire face à tous ces problèmes, Preeti a créé en 2009 Urban Leaves, une ONG destinée à promouvoir l’agriculture “natueco”, une méthode organique qui utilise des déchets biologiques faciles à se procurer pour produire une terre riche en nutriments mais légère. En moins d’un an, la participation à ses ateliers – 30 personnes au début – a doublé et il y a déjà une liste d’attente pour les prochains. Les participants présentent des profils très disparates, depuis Ubai Hussein, un ancien cuisinier converti dans l’agriculture organique qui était consterné par la qualité des légumes vendus sur les marchés de Bombay, jusqu’à Mavis D’Souza, une employée d’aéroport passionnée d’agriculture depuis le jour où elle a fait pousser des pastèques sur sa terrasse et qui cultive un petit potager à Borivili, une banlieue de Bombay.
Selon M. Prabhakar, de l’Institut de recherche indien en horticulture (GreenTek Indika), à Bangalore, les expériences montrent qu’une terrasse de 110 mètres carrés peut permettre de nourrir une famille de cinq personnes.
L’atelier de Preeti est une occasion de partager des expériences et de rencontrer d’autres passionnés d’agriculture urbaine. Comme Jumana Parkar, qui a abandonné son travail bien payé d’hôtesse de l’air. Aujourd’hui, elle travaille bénévolement dans des fermes pour se former aux techniques agricoles…
vvv













Je suis absolument FAN de ce genre d’initiatives ! Vivement qu’elles se répandent davantage en France et dans le monde…
Dans un article de FRANCE-ANTILLES, un quotidien de l’île de la MARTINIQUE située dans la France d’Outre-mer m’a permis de connaître Slow Food, je suis émerveillée et voudrais faire partie de cette association. Que puis-je faire dans mon île. J’ai de la terre saine et je ne trouve personne pour m’aider à faire ce que l’on nomme chez nous: le peti jardin créole » Avez vous des adhérents de Martinique?
Félicitations et à très bientôt!
Madame Génotte PRONZOLA
pour ceux que ça interressent je signale cet article
http://2ccr.unblog.fr/2010/11/27/a-jeter-aux-orties/
Bonjour madame, je suis membre de slow food et je passe en martinique du 3 au 16 fevrier, je voulais passer eventuellement vous rencontrez.
Vous cultivez?
Où êtes vous sur l’île, donnez moi un contact sur place.
Mon mail gremysouchal@yahoo.fr