Villages de Perpignan
Edition du 13 02 2011
Villages de Perpignan Un délicat voyage au pays des goûts et des
saveurs
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En effet, au « Relais », le bien nommé restaurant, sis entre Espira et Cases-de-Pène, sur la route de Bayonne, Slow food Roussillon a proposé une dégustation de deux produits « sentinelles », c’est-à-dire des produits du terroir et du patrimoine paysans et du savoir-faire artisanal qui sont menacés sinon de disparition, du moins de méconnaissance.
C’est donc autour du pélardon, un fromage de chèvre issu des causses
Au pays du Rancio
La dégustation s’est faite de façon toute conviviale et pédagogique, puisque six fromages différents furent servis tour à tour, accompagnés chacun d’un vin différent, tout en restant à la fois dans l’appellation du pélardon et celle du rancio sec, en même temps qu’étaient expliqués le procédé de fabrication et exigences de l’appellation. Cet atelier du goût a ainsi été plus qu’une simple dégustation et a permis à Hélène Decoene de présenter le projet de Slow food, association internationale, et ses principaux objectifs, qui sont d’abord de faire découvrir des produits rares et de qualité, élaborés dans la tradition avec un savoir-faire transmis de génération en génération, ensuite d’initier à la dégustation, à la consommation éclairée, au plaisir conscient de l’alimentation choisie, jusqu’à la conscience du plaisir gustatif. On apprenait ainsi qu’il existe ainsi en France treize produits « sentinelles », que l’un des moins célèbres n’était pas le pois chiche de Carlencas et Levas, le village du pélardon, que l’AOC exigeait par exemple que l’on mesure hauteur et diamètre du fromage au pied à coulisse, ou encore que le « rancio sec », élevé par une vingtaine de vignerons en Roussillon, réunis dans l’ Association des rancios secs , présidée par André Grammont, est un vin très rare qui excelle comme vin de cuisine, vin apéritif et vin de dégustation, qu’il n’a qu’un homologue en France, le fameux vin jaune du Jura, et qu’il n’aspirait finalement qu’à la même notoriété que son semblable oriental, alors et que la demande était déjà plus forte que l’offre.
Et si l’on a consommé modérément, malgré la succession des fromages et des vins, l’atelier s’est nourri des exposés à la fois savants, passionnants et lumineux des créateurs et membres du « convivium », des échanges et des questions des « élèves » d’un soir. Et comme il restait malgré cela une petite faim, plusieurs sont restés pour prolonger la soirée et s’attabler autour d’un repas artisanal concocté par Marie, la maîtresse des lieux, où les joues de porc étaient les reines de la table.
R. D.
le monde se soit régalé et pas moi………………
Dansons joue contre joue………… de porc ……
Oh Marie si tu voulais ……quelques unes me cuisiner….
De ne pas venir jeudi dernier, j’ai eu grand tort
Isabelle, Lucie et les autres y étaient.
Dansons joue contre joue….en ce début février
Blanquette, estouffade, tête de veau….
Revisitons les plaisirs démodés
Et salivons d’une belle poule au pot.
Mon esprit part en ébullition
Rien que pour lui un frémissement
L’heure n’est pas propice à la cuisson
Mais juré, je viendrais dans ce restaurant.
Encore une petite diversion de Jean Loup
vvv












